Les raisons pour lesquelles l’art fait du bien à ses adeptes

Indéniablement, l’art fait du bien. Il existe des liens évidents qui lient l’art et le bien-être de ceux qui savent l’apprécier.

L’art fait du bien autour de lui

Ce ne sont pas des élucubrations ou des hypothèses avancées sans preuve. Les neuro-scientifiques eux-mêmes se sont penchés sur la question. En effet, un cerveau qui contemple une œuvre d’art sécrète de la dopamine, la même hormone présente dans l’état amoureux. Cette étude a été menée par des neurobiologistes à Londres en 2012, sur des volontaires ayant accepté de jouer le jeu en contemplant des œuvres de grands maîtres. Ils ont pu conclure, de manière irréfutable, que l’art stimule les émotions les plus intimes et les plus profondes. Également, l’art crée du lien et aide les gens à mieux se connaître. En réalité, créer, c’est tendre vers l’autre. C’est adopter et rejoindre un rythme d’intelligence qui n’est pas courant dans le quotidien, selon un peintre et romancier célèbre. De toute évidence, l’art a pour but d’être vécu ensemble, et la vocation d’être partagé dans la communauté. C’est pour cette raison que le public d’une exposition ou d’une manifestation artistique se plaît à échanger ses points de vue sur le sujet. Que les avis soient positifs ou négatifs, l’essentiel n’est pas d’aimer ce qui a été vu, mais d’avoir eu la possibilité de ressentir une émotion authentique face à l’œuvre. Dans cette optique, le fait de pouvoir comparer ses propres ressentis avec ceux des autres permet de mieux s’identifier et de cerner son caractère individuel, unique. Chaque personne affirme ainsi sa personnalité à travers les émotions originales qu’elle éprouve, pour aiguiser sa capacité de jugement.

L’art aide à asseoir un équilibre

Selon Louise Bourgeois, artiste contemporaine : « L’art est une garantie de santé mentale ». Oui, l’art est une affaire sociale. L’idée de la représentation théâtrale venait de la volonté de provoquer chez le public une « purge des passions », pour permettre aux spectateurs de vivre de fortes émotions, via le jeu des acteurs. Freud lui-même a vu l’art comme un défouloir humain, un exutoire. Du côté du spectateur, l’art n’est autre qu’une délivrance, lui permettant de s’évader du réel, pour goûter aux rêves d’autrui et interpréter les œuvres à sa manière. L’art a également l’art de développer l’empathie. L’empathie se manifeste quand une personne sourit par réflexe devant un visage hilare sur un écran de cinéma, quand elle s’arrête de respirer en même temps que le comédien qui s’étouffe volontairement sur scène et bien d’autres. En réalité, l’œuvre d’art qui provoque l’empathie génère tout un parcours neuronal. Une telle expérience nourrit la mémoire et la notion de l’empathie. Ainsi, l’art en général explore le cerveau, tandis que l’art abstrait libère le cerveau de la domination et de l’emprise de la réalité, lui permet de circuler librement au cœur de lui-même et d’activer des états généralement plus difficiles d’accès.